1 FLUX

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J’exprime ici ma vision sur des questions de stratégie personnelle, art de combat et pratique des arts, et mes opinions sur la vie publique via le prisme de cette méthodologie que j’ai baptisée 1FLUX.

Vous pouvez retrouver en permanence le lien vers la liste de cognitive tricks que je mettrai à jour au fur et à mesure pour répondre à la demande qui m’a été faite des moyens de Psychologie Cognitive que j’utilise pour ma stratégie politique personnelle et dans la vie de tous les jours, au-delà des messages d’humour ou cyniques sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas de la science ni de la psychologie cognitive à proprement parler mais une synthèse syncrétique et appliquée de ma façon d’appréhender les choses. Je vous invite à vous approprier ces concepts.


 

Le ministère amer de la post-vérité

Joachim Son-Forget, 26 juillet 2019

 

La vérité a toujours fait problème. Mais aujourd’hui, force est de constater qu’elle ne compte plus – aujourd’hui, c’est-à-dire à l’heure de ce que d’aucuns appellent « l’ère de la post-vérité ». Le relativisme règne ; l’absolu n’est plus ; l’apparence des choses est maître ; enfin, la construction d’une image pour une personnalité politique compte plus que ses compétences.

Aussi les concepteurs de fake news ne sont-ils peut-être pas ceux que l’on croit : les médias qui s’auto-proclament « alternatifs » n’en sont que plus mensongers, et leur étiquetage n’est là que pour cacher leur participation à la falsification de masse, car eux comme les autres se soucient plus d’opinion que de vérité. Seule la contestation compte – peu importe la chose contestée. LREM et Médiapart, même combat ? Si je vous disais cela, je ne ferais à mon tour montre que de ma volonté d’exister dans ce petit monde, et ne serais qu’un imposteur de plus.

Bien sûr, les crétins ne sont pas nés à notre époque. Mais plus que jamais, qui se soucie de la science et des nobles choses spirituelles aujourd’hui ? Si ça ne perce pas, le truc est dead.  Si vous n’êtes pas le roi du haiku, de la thèse en 180 secondes, ou de la vidéo Brut / Konbini / AJ+ / loopsider, vous ne servez à rien. Tout doit être utile. Et ensuite, pour ceux qui percent, il y a le duel des opinions et le caractère viral des contres-opinions. Drapés dans une posture moraliste et grandiloquente, les apôtres du lynchage public et du shaming vous attendent au tournant avec le goudron et les plumes. Qu’importe s’ils nagent dans leurs paradoxes : si leurs leitmotivs sont la tolérance, la lutte contre le féminicide ou le sauvetage des pandas, ils n’ont rien à envier aux fascistes qu’ils prétendent pourfendre.

La sincérité, c’est le Dieu de ces social justice warriors. Un type engagé peut bien être enragé, s’il parle avec le cœur, c’est qu’il est dans le vrai. Si c’est un enfant (coucou Greta Thunberg), handicapé ou d’une minorité visible (je ne salue personne on va encore avoir des problèmes), il marque encore plus de points. La sincérité échappe à toute critique. Allons bon. Tonton Adolf n’était-il pas sincère ?

Le maître absolu de l’utilisation du terme de fake news, Donald Trump (notre maître à tous) qui bat en brèche toute attaque personnelle en répétant ad libitum “Fake News ! Fake News ! Fake News !”, est un exemple parfait de ce relativisme ambiant. Donald, aussi riche et intuitif que Picsou, a dégoté la stratégie parfaite pour vous convaincre : il fait tourner en boucle sa musique dans votre crâne. Cela tombe bien, votre cerveau fonctionne comme ça : il a besoin d’amplifier un signal, par des boucles dites ré-entrantes, pour qu’il soit perçu et mémorisé – qu’importe qu’il soit faux, du moment qu’il est là. C’est le principe des mantra et autres phénomènes répétitifs. Le cerveau est fait de rythmes et de stimulations qui envahissent un espace de « représentation » intérieur. Cela fait bien longtemps qu’on n’y donne plus de spectacle chez la plupart d’entre nous. L’oncle Donald n’a plus qu’à sortir les pop-corns et suivre la dernière séance.

« Si nos dirigeants dissent tout et son contraire, alors toute opinion se vaut », se dit le quidam. Vraie ou fausse, l’information même est la seule chose qui compte : chacun son point de vue, et toutes les cultures se valent, comme dirait l’autre. Vraiment ? Merde alors. Heureusement qu’il nous reste quelques certitudes, ou du moins quelques thèses solides et élaborées : la vitesse de la lumière dans le vide, la constante de Planck, la valeur énergétique d’un électron. Ah, l’argument d’autorité. Vous l’avez repéré ? Non, bien sûr. J’ai invoqué la science pour vous convaincre que mon avis était le bon. Vous êtes piégé, d’autant que j’ai aussi en rayon pour vous l’« effet gourou » de Dan Sperber, Les effets de satisfaction cognitive que je suis en train de provoquer irrésistiblement sur vous, lecteur, jouent en ma faveur. Ils augmentent la pertinence de mon propos, et vous pouvez me résister autant que si je vous demande de ne pas lire le mot suivant : « BENÊT ». Un ange passe. Par ailleurs, soyez conscients que l’effort fourni pour arriver à comprendre une thèse vous coûte : du temps, de l’investissement, de la fatigue mentale. Plus ce coût est élevé, et moins il y a de chances que vous acceptiez l’idée même que l’objet que vous avez étudié pendant quelques heures ou tant d’années soit juste faux, un produit d’ignare ou d’escroc. Vous seriez alors un peu comme un universitaire qui aurait consacré toute sa carrière à Lacan ou à Derrida, qui ne sont eux-mêmes que les premiers signaux faibles de l’avènement de l’ère de la post-vérité, où la vérité est critiquable, et qui sont en réalité plus témoins qu’initiateurs – aucun n’était membre du Bilderberg, du moins pas à ma connaissance, ils auraient dû faire dans l’assurance ou la finance pour avoir leurs chances d’y parvenir.

Pour le dire autrement, l’avis d’un prix Nobel est forcément irréfutable. Cédric Villani est forcément un type bien, mieux que Griveaux pour la mairie de Paris. Digressons un peu : dans ce cas, c’est sans doute juste, car Villani réfléchit, confronte, teste, vérifie. C’est comme ça qu’il a appris à penser à l’école de la science – et l’on ne va pas l’en blâmer. Il ne nous a au moins pas infligé (contrairement à Griveaux et à N’Diaye, à un an d’intervalle) la fake news anachronique de Saint Thomas d’Aquin qui ne croit que ce qu’il voit, fake news heureusement vite décodée par notre pays et sa foule de bons chrétiens – on ne vous le dit pas, mais ils sont légion.

De toute façon, la vérité n’est pas pratique pour enfumer. Il faut connaître des choses, c’est-à-dire les avoir un jour apprises, retenues, assimilées ; et pour ce faire, il faut le vouloir de tout son être. Alors, forcément, il est plus facile de raconter n’importe quoi, et même vivre dans le mensonge est un calvaire car il implique d’adhérer à la vérité, qu’il faut bien savoir pour mieux la tenir à distance.

Avec ce code du paraître, la politique d’aujourd’hui est une fausse nouvelle à elle seule, et pis encore : elle suit les règles de faux raisonnements. En définitive, notre exécutif (tout autant que ceux qui critiquent ses détenteurs) s’arrange pour avoir toujours raison, même quand il a tort, par les méthodes que l’on sait et que Schopenhauer et son « art d’avoir toujours raison » ne renieraient pas. Dans son fantasme de faussaire, le politique en arrive à abîmer les choses sérieuses, et c’est là que le tragique survient.

Après toutes les inepties des « élus » (sic)… Un politique qui défend la vaccination et la théorie de l’évolution ne peut être que louche ! On prie pour que le politique ne s’exprime pas sur des sujets importants, ce qui ne ferait qu’achever le peu de crédibilité qu’il reste  aux autres ! Et alors, sur les cendres de la vérité, des Cyrulnik, des Aberkane, des Bogdanov, des professeurs Joyeux et des laboratoires Boiron émergent. Alors, me diriez-vous, un politique voulant interdire les fake news ne peut être que suspect. Et vous auriez raison.

Les faussaires et autres mythomanes ont fait trop de mal. Ils ne sont pas que politiques : ils sont aussi conseillers et administrateurs en tous genres ; ils se cachent derrière leurs plus beaux PowerPoint, leurs plus belles parures, leurs apparats et autres pots de peinture (oui, je sais, évitons d’aborder le sujet). Pour nous entuber, ils ont utilisé leurs meilleures techniques, déjà cataloguées dans les années 1970 par Arthur Herzog dans Faking it in America : une fermeté bidon, une empathie bidon, un patriotisme à toutes les sauces, mais aussi un groupe d’experts-multi-fonctions (coucou BFMTV), des hyperboles (Notre Dame, priez pour nous pauvres pêcheurs) – et, surtout, cette croyance incantatoire en l’innovation (vous savez le fameux « progrès », la french tech, les startups, les incubateurs et tout le tralala). On célèbre à outrance la culture (ayant transformé les godes géants en gods and monsters), le triomphe de l’intuition, les titres et les statuts usurpés (ils se reconnaîtront, leurs noms figurent un peu plus haut).

Ces polémiques sans fin sont du pain bénit pour ceux que le règne de la confusion arrange. Car oui, dans notre monde dénué d’angélisme, où des puissances et des intérêts divers se tirent la bourre comme depuis la nuit des temps de l’humanité, quelques personnes comprennent mieux que d’autres dans quelle tragédie ces phénomènes poussent une civilisation vers le déclin. Il suffit aujourd’hui de créer de toutes pièces de fausses polémiques pour semer le doute. Certains services de renseignements ont déjà constaté ce type d’actions belliqueuses, peu coûteuses et efficaces, permettant par exemple de renforcer la polémique sur les violences policières aux USA. Ce sera un mode d’action de la guerre qui vient.

L’énergie consacrée à réfuter une fake news est aussi considérable que sa production de masse est d’une simplicité enfantine. Imaginez le degré du mal de tête, lorsque les ânes, les faussaires en chef auront même réussi à vous pondre une définition législative de la fausse nouvelle, qui n’ira évidemment que dans le sens relatif de la vérité selon ces mêmes faussaires-experts. Le crime ne profitera pas au baudet, mais plutôt aux vrais complotistes (zut alors, Son-Forget croit qu’il y a des complots).

La recette pour créer des fake news est simple et insidieuse, et peut se développer sur le terreau fertile du fameux esprit critique que l’on encense sans même le définir, et qui, mal compris, voudrait que l’on soit toujours le commentateur et le juge de tout, même si l’on n’en a pas la faculté ou si l’on n’y a pas été préparé.

Le raisonnement complotiste, produit à l’emporte-pièce sans fatigue aucune, est parfait pour assouvir le manque de réponses : c’est comme une recette de « prêt-à-penser », ainsi que le dit le brillant Sebastian Dieguez dans son ouvrage Total Bullshit, que j’ai copieusement plagié du reste en parlant de « prêt-à-penser ». C’est un phénomène adaptatif : en se faisant contestataire, on évite de s’avouer con et sans avis au milieu d’une foule de gens intelligents qu’il serait intolérable de voir exister en permanence, alors que notre propre existence est faite de misère intellectuelle, émotionnelle et physique. Et l’on est toujours, sinon totalement, du moins en grand partie, responsable de cette misère (« Je ne suis qu’une merde »).

Vous demandez les coupables, je le sens. La colère gronde. Au fond, je pense que ceux qui sont à pendre sont les hérauts de la vacuité intellectuelle, les pourfendeurs de la pensée polémique et des extrêmes qui sont autant de néo-fascistes déguisés en Harry Potter. Ils nous ont habitués à un niveau affligeant, et, à ce niveau, tout finit en effet par se valoir, car rien ne vaut. C’est là un monde où l’intérêt pour ceux qui cherchent est devenu honteux. Le politique s’y retrouve pris à son propre jeu : il ne peut plus incarner son propre rôle d’expert sans attirer la détestation et la vindicte populaire, surtout s’il en est réellement un – d’expert.

Évidemment, ce ne sont pas les bonimenteurs qui inventèrent l’eau courante, internet, la voiture électrique ou l’énergie nucléaire. C’est bien pour cette raison qu’ils entendent aujourd’hui vous ont fait croire que toute cette créativité, cette assiduité, ce travail, ce concret, que tout cela n’a servi à rien. Pour eux, il ne faut que « communiquer » et « se faire du réseau ». Cette vacuité est devenue un modèle de réussite : encensé à Sciences Po (antichambre du pouvoir), son règne a institué le pire des relativismes.

Et maintenant, que faire ? Va-t-on décider que c’est intolérable et que c’est enfin le moment de revenir au vrai esprit des Lumières (car, ces cons ont dévoyé jusqu’au principe de l’humanisme à force de le reprendre à leur compte, et ils vous donneraient envie d’être du côté obscur juste pour pouvoir montrer que le côté du bien est finalement toujours suspect) ? Ou bien sombrerons-nous tous ?

Car le niveau baisse, et c’est sur l’exploitation de ces faiblesses sociologiques et humaines que se basera la politique de demain. Avec quelques bots et quelques fermes agents rodés, il sera aisé d’utiliser à des fins commerciales, défensives ou géopolitiques les principes que je viens d’exposer. Se dérouleront des combats mentaux, des guerres cognitives. On s’est bien moqué de la psychologie cognitive qu’évoque le Son-Forget. Mais on en reparlera. A côté, Cambridge Analytica, ce n’était rien. On fera des blessés mentaux ; on utilisera du Full Metal Jacket, qui traverse l’ennemi et le blesse au lieu de le tuer à coup sûr en explosant en son sein, car un blessé coûte plus à une société qu’un mort.

Finalement on y est : en bon individualiste, chacun est l’auto-entrepreneur de sa propre vie. C’est la startup-life. Chacun a quelque chose à vendre, et ressent la nécessité impérieuse d’avoir – et surtout, de donner – un avis sur tout. Chaque vérité vraie (je suis désolé pour notre belle langue, mais on en est arrivé là) est à la merci de sa propre réduction à l’état de fake news : il suffit de « deux mots répétés trois fois », et le tour est joué – merci oncle Donald. Il n’est même plus besoin de ressentir le moindre inconfort en étant confronté à la vérité, il suffit de s’y opposer : la dissonance spirituelle n’est plus, car elle est résolue par la relativité de tout.

J’ai dit ce qu’il fallait dire. Maintenant, j’en appelle au sursaut des Français. Petite toux dans la grande salle vide. J’espère que le Président de la République qu’ils choisiront pour les représenter permettra l’avènement d’un réinvestissement du réel, c’est-à-dire de ce qui compte : il encensera le travail de fond, choisira de s’entourer d’hommes dédiés au raffinement d’un art ou d’un savoir-faire, utilisera des méthodes basées sur l’observation et non sur des confrontations d’opinions ou d’émotions. Il sera rigoureux et cohérent dans son travail, revenant sur la correction d’un modèle erroné et assumant, en temps réel, publiquement, ses propres revirements ; il ne recherchera que le vrai, la preuve, les faits. Il assumera de dire au peuple que l’on acquiert un savoir et un savoir-faire en travaillant, et non pas en décrétant que l’on en dispose. Il fera peut-être vieux jeu, mais le jeu en vaudra la chandelle. Il est temps d’arrêter cette dégringolade dans laquelle on nous a embarqués.

Le réflexe salvateur de survie n’aura lieu que par le biais de la prise de contact avec le réel. Il est temps de retrouver notre France, notre terre, notre pays, et toutes ses réalités. Il est temps de cesser d’avoir honte d’être des hommes, et j’entends par là des hérauts de la civilisation. Jouer une polonaise de Chopin de façon sensible est une grande et belle chose pour l’homme, jeter des œufs colorés sur une toile avec son vagin n’en est pas une.

C’est ainsi que j’ai tenu à vivre ma vie : confronté au vivant, aux animaux, à la science ; amoureux des femmes ; appliqué dans mes domaines de prédilection (arts martiaux, tir à longue distance, musique). Le raffinement est infini lorsque l’on travaille une œuvre de musique ancienne ou lorsqu’on doit appliquer des règles de calcul balistique et prendre en compte les paramètres météorologiques d’un environnement changeant pour faire but. C’est à cela que travaillent encore quelques anonymes, appliqués, loin du brouhaha de ce monde du Faux, souvent proches de la vie et de la mort, médecins ou opérateurs commando, pour vous citer deux univers qui me parlent.

L’avènement des populismes en Europe est peut-être, malgré tout et malgré nous, une transition nécessaire. Nous nous prenons la porte dans le nez une bonne fois pour toutes : que cela nous permette de voir que des personnalités différentes doivent émerger et revenir aux fondamentaux de la recherche de la vérité vraie (ouille). Peut-être sont-ils honnêtes, ces populistes – personne ne le sait. Pour l’instant, le salut ne semble pas venir de la censure d’internet (impossible à appliquer et dans tous les cas totalement insensée), ni des décodeurs et autres soldats de la résistance aux fake news sur les réseau – ces derniers n’étant en fait souvent que des enfants.

Une dernière arme, que nous possédons tous, est celle de l’humour. Quand les imposteurs se prennent trop au sérieux, ou sont d’un pédantisme risible, il ne reste parfois que l’option de les moquer pour mieux révéler la supercherie. L’usage de l’humour et de la satire a ce double avantage qu’il attire une audience d’humains au naturel fainéant (je m’inclus parmi vous) et qui préfèrent se divertir plutôt que de réfléchir. Dans une même pirouette, il faut choquer les cons et les imposteurs, pour les détruire. Sinon, il ne sera plus possible de faire des canulars, de se moquer, de rire de quelqu’un qui le mérite, d’en signer un autre pour mieux révéler son imposture. Les faussaires sont en train de nous ôter notre dernière liberté. Alors, à mon tour de vous inciter à la vindicte publique, car celle-ci serait saine : HARO SUR LE BAUDET ! Ne les laissez pas vous empêcher de rire, d’être impertinent, de penser et d’apprendre ! Sinon, à la « clameur du Haro » ne se substitueront bientôt plus que les « arrestations silencieuses », pour reprendre deux formules de Victor Hugo dans L’Homme qui rit. Hugo parlait aussi de son Esméralda engeôlée comme je vous parle de notre humanité hésitante et chancelante à l’ère de la post-vérité. « Dans cette infortune, dans ce cachot, elle ne pouvait pas plus distinguer la veille du sommeil, le rêve de la réalité, que le jour de la nuit. Tout cela était mêlé, brisé, flottant, répandu confusément dans sa pensée. Elle ne sentait plus, elle ne savait plus, elle ne pensait plus. Tout au plus elle songeait. Jamais créature vivante n’avait été engagée si avant dans le néant. » Si c’est Notre-Dame de Paris qui vous le dit, alors…