esprit du Iai – Iai spirit

Concert de clavecin solo par Joachim Forget & exposition de peinture acrylique d’Olivier Morel LE PEINTRE ARCHER

Galerie Red Zone, lundi 22 avril 2013, 19h à 20h, Rue des Bains 40, 1205 Genève

Joachim Forget, Clavecin Ruckers, Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel

Esprit du Iai hier et aujourd’hui

Le Iai Jutsu, l’art de dégainer le sabre dans l’art martial japonais, faisait partie de l’éducation classique du samurai. Le Iai vu comme une voie de recherche pour l’élévation spirituelle ou Iai Do, peut être le travail d’une vie pour produire le geste parfait. L’intention se projette dans l’action au-delà de la cible ; le geste est unique comme un instantané, pensé et réalisé d’un trait, la trajectoire du katana est fixée dès que le mouvement est amorcé, pur et irréparable à la fois. L’esprit du Iai est identique à celui du Kyu Jutsu, l’art du tir à l’arc japonais, que pratiquent les archers à cheval du Yabusame chers à l’œuvre d’Olivier Morel, et dont le rituel persiste dans le Japon moderne. Ce qui semble être de prime abord un artefact anachronique demeurerait-il un enseignement riche d’intérêt aujourd’hui?

Oeuvres d’Olivier Morel, avec l’aimable autorisation de la Galerie Red Zone

Dans l’histoire japonaise, les barrières entre domaines devaient s’effacer car ces guerriers devaient maîtriser plusieurs arts à la fois : équitation dans des conditions extrêmes et précision ultime à l’art réunis, attention de tous les instants…mais aussi une éducation intellectuelle et artistique attestant d’un grand raffinement: calligraphie, littérature, musique… Pendant les lumières européennes ou déjà pendant le grand siècle, un gentilhomme pratiquait également des arts aussi divers que l’escrime, l’équitation, la danse ou la pratique de la musique baroque. Une vision globalisée de l’homme réunissant ses pôles apparemment opposés.

Les arts européens peuvent aussi être pratiqués en transposant les mêmes principes universels de non dualité, de complétude de l’individu multi-expert, et de recherche du geste ultime selon l’esprit du Iai. Tous s’y prêtent pourvu qu’on veuille y faire vivre les mêmes principes d’universalité. Joachim Forget pratique ainsi l’Art de Toucher le Clavecin, comme l’appelait le maître François Couperin, en l’enrichissant de principes et techniques d’art martial du Japon médiéval ou de la Chine Millénaire : posture, intention, concepts zen ou encore taoïstes. Ce que nous offre le présent, c’est la richesse d’unifier le meilleur des sagesses d’hier et des horizons éloignés en apparence. En musique ou sur une toile, l’esprit du Iai peut survivre à son temps révolu. Instruments d’hier ou techniques d’aujourd’hui, les mêmes principes vivent. La nature est une est indivisible, comme l’artiste et son œuvre, l’homme et son environnement. L’homme créateur imite la nature. Quand le regard est porté sur tout et sur rien à la fois, l’horizon s’ouvre et la cible devient transparente, car le regard juste est celui qui porté sur la montagne lointaine : Enzan no Metsuke.

Oeuvres d’Olivier Morel, avec l’aimable autorisation de la Galerie Red Zone

 Programme du concert:.

L’exécution des pièces sera intercalée de prises de parole courtes de l’interprète pour suggérer des liens entre des pratiques issues des arts d’extrême-orient et la pratique de la musique classique au clavier.

L’art de Toucher le Clavecin, François Couperin

1er prélude en ut majeur

2ème prélude en ré mineur

3ème prélude en sol mineur

7ème prélude en si bémol majeur

Les Baricades mistérieuses, 2ème livre, 6ème ordre, François Couperin

Sarabande de la 4ème suite en Ré mineur de Georg Friedrich Haendel, HWV 437

Concerto en ré mineur BWV 974, Alessandro Marcello, transcription par Johan Sebastian Bach

L’égyptienne, nouvelles suites de pièces de clavecin, suite en sol, Jean-Philippe Rameau

Lascia Chio Pianga, extrait de l’Opéra Rinaldo, Georg Friedrich Haendel

 

 

ENGLISH VERSION

Harpsichord solo concert & exhibition of acrylic paintings by Olivier Morel

THE PAINTER « ARROWMANN »

Red Zone Art Gallery, Monday April 22th 2013, 7 to 8 pm, 40 rue des Bains, 1205 Geneva 

Iai spirit, yesterday and now

Iai Jutsu, the art of drawing the sword in the Japanese martial art, was part of the classical education of the samurai. Considered as a way to search for spiritual elevation or Iai Do, it may be the work of a lifetime to reach the perfect gesture. The intention is projected into the action beyond the target, the gesture is unique as a snapshot, thought and drawn as a line, as the trajectory of the katana is defined as soon as the movement is initiated, pure and irreparable also. The spirit of Iai is identical to Kyu Jutsu, the art of Japanese archery bow practiced by the archers of Yabusame seized by the artist Olivier Morel, whose ritual still continues confidentially in modern Japan. What seems like an anachronistic artefact might remain a rich teaching interest today?

In Japanese history, the barriers between fields had to be dismissed as the Warriors had to master many arts at once: riding in extreme conditions and ultimate precision archery at the same time, divided spatial attention… but also an intellectual and artistic education of refined achievement including calligraphy, literature and music. During the European enlightenment or already during the 17th century, a gentleman had also to practice arts as diverse as fencing, riding, dance or instrumental practice of Baroque music. A globalized vision of the humanity bringing his seemingly opposite poles.

European arts can also be performed by transposing the same universal principles of non-dualism, completeness of the multi-expert individuals and research of the ultimate gesture in the spirit of Iai. It is valid for all kind of arts if there is the intention to make them live through those principles of universality. Joachim Forget practices the Art of Touching the Harpsichord, as nicknamed by the master François Couperin, enriched by the principles and techniques of Asian martial arts: posture, intention, or even Zen and Taoist concepts. What our time gives us is the unique opportunity to unify the best philosophies of yesterday and seemingly distant horizons. In music or painting, the spirit of Iai can survive its bygone era. Instruments of yesterday or today techniques, the same principles are alive. Nature is one and indivisible, as the artist and his creation, the man and his environment. The inventor imitates nature. When we gaze at everything and nothing at the same time, the horizon opens and the target becomes transparent, because the good eye focuses on the distant mountain, what Japanese call Enzan no Metsuke.

 Program of the concert

The performance will be interspersed by short speeches by the interpreter to suggest links between asian arts and philosophies and practice of classical music on keyboards.

The Art of Touching the Harpsichord, François Couperin

First prelude in C major

Second prelude in D minor

Third prelude in G minor

7th Prelude in B flat major

The Mysterious Barricades, second book, 6th order, François Couperin

Sarabande from 4th suite in D minor, Georg Friedrich Handel, HWV 437

Concerto in D minor BWV 974, Alessandro Marcello, transcription by Johan Sebastian Bach

The Egyptian, new suites of harpsichord pieces, Jean-Philippe Rameau

Lascia Chio Pianga, from the opera Rinaldo, Georg Friedrich Handel

The audience @Red Zone Art Gallery
Joachim Forget and Olivier Morel
Post-concert… explanations to the audience about harpsichords

 

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