L’obsession sur les grades dans les dits « Arts Martiaux Traditionnels ».

L’obsession sur les grades dans les dits « Arts Martiaux Traditionnels ». C’est exactement le genre d’obsession qui m’a détourné des soi disant guerriers qui font des arts martiaux dits traditionnels: refus de la confrontation sous prétexte que le sport est inférieur, refus de la contradiction par sectarisme, des milliers de ceintures noires au cimetière sur des confrontations de rue réalistes.

Le vrai art du combat, ça se passe avec les gens qui font la guerre « moderne ». Ils portent du 5.11 pas des keikogi. Ils ont plus de drônes de fortune, des technical et des NVG, y compris du côté terroriste, que des ceintures de couleur pour dire combien ce sont des gens importants. Ils n’ont ni Dan ni Menkyo. Les Menkyo étaient des systèmes très honorables puisqu’ils honoraient simplement le fait que quelqu’un ait reçu une formation, sans garantir son niveau personnel. Il est notable que les soi-disant ceintures noires reflètent des niveaux extrêmement disparates de pratiquants et que frustrer trop de monde en mode « tu n’as pas le niveau » ne serait pas bon pour le business.

Le système de dan est pire encore: c’est une invention de l ère Meiji pour copier les occidentaux et le système de gradation des armées occidentales. D’autres disciplines leur ont emboîté le pas pour avoir une « carotte d’ego » à offrir à leurs pratiquants et valider une progression. Malheureusement ceux qui ne font que du pratico-pratique ou que du sportif ont perdu respectivement une partie de la tradition et des considérations de réalisme.

Mais je ne m’en fais pas trop car empiriquement les vrais guerriers retrouvent les mêmes idées. Tous ou quasiment tous les trucs psychotechniques et enseignements avancés que m’a donné Henry Plée, je les ai retrouvés en apprenant les sciences cognitives et par des témoignages de gens impliqués dans des conflits, contracteurs privés ou forces spéciales.

Mon bus est de les remettre au goût du jour; et de les débarrasser de l’encombrant dogme des illusions de grades et autres médailles en chocolat 🍫, et je les mélange pour ma part avec le tir aujourd’hui, car c’est là que ça se passe, et même le corps à corps ça ne se passe pas comme sur un tatami de nos jours.

Sur un théâtre avec des plaques, un casque, et 40kg de matériel, avec des collègues autour, le truc ce n’est pas le ura mawashi geri. C’est d’aller au contact direct avec le poids qu’on pèse et avant les coups de poing et de pied, il y a armes de poing, lames, baton télescopique. Et rarement en one to one.