Presse

Interview de l’Orient le Jour à retrouver! Ma vision de la musique, de son rôle social, et de ses connections avec d’autres disciplines!

https://www.lorientlejour.com/article/1104742/joachim-son-forget-le-clavecin-cest-comme-le-tai-chi-chuan.html

Joachim Son Forget : le clavecin, c’est comme le tai-chi-chuan…

Joachim Son Forget, député français à l’Assemblée nationale, docteur en radiologie et claveciniste émérite. 

FESTIVAL AL-BUSTANÀ seulement trente-quatre ans, le musicien d’origine coréenne affiche déjà un parcours renversant et atypique : député français à l’Assemblée nationale, docteur en radiologie et claveciniste émérite.

 

14/03/2018

 

Les cheveux noirs lisses et drus, les yeux cerclés de lunettes grand format, la silhouette fine et menue, les mains blanches aux doigts délicats, le costume sombre et élégant avec cravate en soie aux couleurs assorties, Joachim Son Forget a le propos empreint d’une grande richesse culturelle et d’humanisme. Et parle avec enthousiasme et générosité de ses concerts de charité pour une solidarité collective.

Un nom au symbolisme sonore intéressant pour cet enfant abandonné de Séoul adopté en France, marié et père de deux enfants. « Son » est le nom de son épouse et signifie la main en coréen et reste, dans la langue de Racine, l’empreinte de l’ouverture à la musique. Heureux hommage et mélange pour celui qui sait décrypter…

Premier séjour au pays du Cèdre, il le confirme avec le sourire. Pourquoi le sourire ? « Tout de suite j’ai souri parce que je suis au carrefour des civilisations : il y a là, à travers couleurs et odeurs, une magie intense, une cohabitation de différentes temporalités. C’est un trésor, un billet de confirmation de ma propre vision de l’importance de s’intéresser à l’histoire ; on apprend ce qui a réussi et ce qui a échoué. Avec tout ce poids, cette chance du passé pour un avenir meilleur… »

Qu’on fixe de prime abord la place du clavecin en ce monde moderne. Et la réponse est claire : « Le clavecin est très présent dans le monde moderne et de plus en plus, malgré une absence de plus d’un siècle. Le clavecin n’a jamais été complètement oublié. Beethoven déclarait jouable ses partitions sur clavecin. La Pathétique, par exemple… » Le claveciniste poursuit sur sa lancée : « Les compositeurs du XIXe siècle n’ont pas oublié ceux des XVIIe et XVIIIe siècles. Le Tombeau de Couperin de Ravel et Alexandre Tharaud qui joue Couperin et Rameau sont autant de présence, sans parler de Marcelle Meyer qui a réhabilité les œuvres de ces deux compositeurs. Et puis la reconstruction du clavecin à l’ancienne en 1960-1970 avec Reinhard von Nagel et les musicologues américains Hubbard et William Dowd. Il y a bien un renouveau de la musique baroque, et ça ne fait que grandir. Ce qui était réservé à l’élite autrefois est aujourd’hui cette excellence d’élite pour tous… »

Ce soir, pour le concert qu’il donne à la Résidence des Pins dans le cadre du Festival al-Bustan, Joachim Son Forget montre le lien qui existait entre Bach et ses contemporains de la musique, et à quelle ascendance appartenait le cantor. Par conséquent, seront interprétées des pages de Couperin, Rameau, Froberger, Frescobaldi et le contemporain Gérard Pesson.

En quoi la formation d’un claveciniste diffère-t-elle de celle d’un pianiste ? Les éclaircissements sont de taille et peuvent surprendre : « C’est très différent, dit le musicien, l’approche du clavier est de caresser les touches en ressentant le seuil de déclenchement d’un son. C’est comme du tai-chi-chuan. Le piano, ce serait plutôt du kung-fu. Il faut percuter, frapper la touche. Le clavecin est un art interne, et le piano, externe. Mais à un certain niveau, le ressenti se rejoint, quand bien même la forme est différente… »

Dans le parcours complexe et riche de Joachim Son Forget, comment s’est opérée la conciliation entre radiologie, clavecin et députation ? La réponse apporte concision et clarté : « Une fois par semaine, je travaille pour la radiologie. L’essentiel de mon temps est consacré à l’activité parlementaire et à la musique ! Mon travail en médecine, c’est de trouver des détails très fins dans une image. Et à partir de ces détails, reconstituer une histoire. Pour le clavecin, c’est pareil. Pour moi, les trois font un tout que j’appelle l’humanisme des lumières. »

Féru des clavecinistes Pierre Hantai (pour Bach, c’est un modèle), Justin Taylor au toucher fin, Jean Rondeau à la remarquable vigueur de jeunesse, le concertiste n’en avoue pas moins sa passion, dans sa prime jeunesse, pour le rock et punk hardcore car il faisait du skateboard et du break dance. Et puis la musique baroque est venue bien sûr et, comme une lame de fond, a tout balayé. Même cette passade pour les romantiques au clavier, pour lui aujourd’hui expression trop directe de l’émotion…

Son rêve actuel ? Interpréter Les Variations Goldberg au clavecin. Cela fait deux ans qu’il y travaille. « Je suis pour jouer le texte tel qu’il est, dit le musicien, sans ses additifs. Cet opus exprime la notion de cycle dont on parle dans les sociétés humaines. C’est comme exister sous diverses formes, aussi de notre propre vie. C’est un peu taoïste. En français, on appelle cela non des variations, mais des doubles. On est une seule personne, mais on est plusieurs à la fois. Une sorte de schizophrénie qu’on doit assumer. Tant qu’on sépare les composantes, on a mal, quand on les assemble, on est bien… »

Et de conclure : « C’est ce message que je viens de dire. Tout est plus lié qu’on ne peut l’imaginer. C’est ce qui crée la richesse et la liberté. La musique de Bach, ce contrepoint presque scientifique, presque mathématique, différent de Couperin, musique de cour, aimable et d’émotion courtoise. J’aimerais surtout que ma musique soit utilisée pour éveiller les consciences. »

 

 

Portrait dans Le Temps

https://www.letemps.ch/monde/2017/05/14/joachim-sonforget-resilient-republique

Joachim Son-Forget, résilient de la République

Par Christian Leconte, 14 mai 2017.file6uxcwgwu6b73dvgz5kx

Il a été trouvé dans une rue de Séoul et adopté en France. Il est médecin à Lausanne et éminent claveciniste chez les calvinistes.

Que peut être une vie lorsqu’on est abandonné à l’âge de 3 mois sur un trottoir de bidonville? Courte le plus souvent, faute de nourriture, de soin et d’amour. Ce bambin eut de la chance puisque ce jour de juillet 1983 une patrouille de la police de Séoul qui passait par là le repéra. Dans ses maillots, un petit bout de papier avec cette date de naissance: 15 avril 1983. L’enfant passa la nuit au poste puis fut dirigé vers un orphelinat.

Trente-quatre ans plus tard, Joachim Son-Forget donne rendez-vous dans un hôtel particulier en Vieille-Ville de Genève. Il n’est pas chez lui mais y a récemment donné un concert de clavecin. Beau décor pour une photo, pensait-il. Le propriétaire des lieux, dont on taira le nom et qui connaît l’histoire de Joachim, donna son accord.

Palais-Bourbon

On ne peut rien refuser à un garçon né inconnu en Asie et qui peut s’enorgueillir d’être aujourd’hui à la fois un radiologue spécialiste du cerveau au CHUV, un musicien émérite qui le 13 février dernier a joué seul sur la scène du Victoria Hall et un habile politicien qui en juin pourrait très bien siéger au Palais-Bourbon en qualité de député de la République française. Voilà donc un modèle de résilience. Il attribue ses réussites et son éclectisme à son enfance introspective et à sa haute solitude.

Retour en Corée du Sud. Le bébé orphelin, «hirsute et plutôt moche, avec une grosse tête», lui a-t-on rapporté, est néanmoins jugé adoptable. Un couple français de la Haute-Marne emmène le petit Coréen et l’élève à Langres, ville natale de Diderot, parmi un quatuor de gosses eux-mêmes adoptés. Joachim développe vite une allergie totale pour la vie sociale et le système scolaire. Il étudie donc seul à la maison par correspondance et décroche un bac scientifique «avec de sales notes sauf en musique, où j’ai eu un 18 sur 20». Joachim est, depuis tout petit, très bon pianiste.

Joachim Son Forget apprécie l’attachement d’Emmanuel Macron «pour la liberté et l’émancipation de l’individu». Mark Henley / Panos Pictures

Karaté

Autre passion: les arts martiaux, auxquels il dit devoir sa carrière de médecin. Joachim a pour guide spirituel Henry Plée (décédé en 2014), pionnier du karaté en Europe, qui étudie les points vitaux secrets du corps humain. «Il m’a rendu curieux du fonctionnement entre le cerveau et le corps, m’a mis en relation avec la philosophie et les sciences, j’ai eu envie de comprendre notre machinerie», résume Joachim.

Médecine à Dijon et dans le même temps Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm à Paris pour étudier les sciences cognitives et faire des recherches en perception subliminale sur les conseils de Stanislas Dehaene, un ponte de la psychologie neuroscientifique. Puis il file en Suisse, «pays de l’excellence», décroche un doctorat en sciences à l’EPFL puis son doctorat en médecine à l’UNIL.

Durant ses études, il ne fut pas le plus assidu dans les amphis, potassant le plus souvent dans sa chambre de bonne et travaillant pour payer ses études comme brancardier ou aide-soignant «et même ouvrier de fonderie pour acheter une guitare et me lancer dans le jazz manouche, qui fonctionnait bien à l’époque dans les bars». Aujourd’hui quand il entend dire qu’En marche! d’Emmanuel Macron, dont il est devenu le référent en Suisse, «est le parti de la réussite heureuse, aisée et arrogante», Joachim Son-Forget se gausse et laisse persifler.

Béret basque vissé sur la tête (on ne saura jamais pourquoi ce couvre-chef), il vaque, pendule entre Genève (où il vit avec son épouse, leur fille et son garçon né d’un premier mariage) et le CHUV de Lausanne (où il est radiologue spécialisé en IRM cérébrale). Joachim aime ces allers-retours en train «et ce temps intime à écouter de la musique».

Il est devenu virtuose de clavecin à la suite de son divorce: «J’ai eu besoin de douceur et de délicatesse, le clavecin comme le tai-chi m’ont procuré beaucoup de bien-être.» La politique maintenant et cette nouvelle, tombée jeudi dernier: En marche! l’a investi au titre de candidat pour la circonscription des Français de Suisse et du Liechtenstein aux législatives de juin. Joachim Son-Forget a rencontré Emmanuel Macron en avril 2016 dans le cadre du Club XXIe siècle, qui regroupe des personnalités de la diversité (comme Fleur Pellerin, Rachida Dati ou Rama Yade). Les deux hommes se sont compris et Emmanuel Macron l’a invité à lancer son mouvement en Suisse.

Emancipation

Trois référents en mai 2016, un cercle de 1500 adhérents désormais. Quinze comités sur toute la Suisse, des tractages, des débats, un réseautage à travers les réseaux sociaux. «Le profil au début était surtout le jeune mâle surdiplômé, maintenant on brasse plus large et on s’est féminisé», se félicite-t-il.

Pourquoi Macron? «J’aime son attachement pour la liberté et l’émancipation de l’individu, son combat pour l’égalité des chances. Il va remettre de l’Etat là où il y en a besoin et habituer le pays à la fameuse flexibilité-sécurité comme en Suisse», énumère-t-il. Les 130 000 Français de Suisse inscrits sur les listes électorales qui traditionnellement votent à droite ont plébiscité Emmanuel Macron lors des deux tours de la présidentielle. Joachim Son-Forget juge en conséquence réelles ses chances de devenir le 18 juin au soir l’un des 577 députés français.


Profil

1983 Naissance en Corée et adoption en France.

2008 Arrivée en Suisse, y poursuit ses études de médecine.

2016 Engagement auprès d’Emmanuel Macron au titre des Français de

l’étranger.

2017 Concert de clavecin au Victoria Hall de Genève.

 

 

Portrait dans Le Figaro (activités politiques)

http://www.lefigaro.fr/politique/2017/11/07/01002-20171107ARTFIG00213-joachim-son-forget-depute-eclectique.php

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Portrait dans l’Opinion (activités politiques)

http://www.lopinion.fr/edition/politique/joachim-forget-depute-tres-contrariant-chez-republique-en-marche-137910

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Critique du journal Le Temps

https://www.letemps.ch/culture/2017/02/14/claviers-panser-plaies-syriennes

Des claviers pour panser les plaies syriennes

Par Sylvie Bonier, 14 février 2017

Le pianiste Alexandre Tharaud et le claveciniste Joachim Son ont croisé leurs instruments pour un concert de bienfaisance. Un beau partage musical

Avec qui ont-ils rendez-vous, les trop rares spectateurs venus au Victoria Hall samedi soir. Les tourments syriens? Les Variations Goldberg? Bach? Alexandre Tharaud? La rencontre avec le clavecin de Joachim Son et ses compositeurs d’élection? Tout cela, à l’évidence, tant la soirée se révèle vibrante malgré une salle clairsemée par les vacances.

Les contrôles de sécurité rappellent d’entrée l’enjeu du concert: soutenir un peuple ravagé par la guerre. Il s’agit de récolter des fonds pour l’UOSSM (Union des organisations de secours et soins médicaux-Suisse) qui assure à la population syrienne un accès permanent aux soins en œuvrant sans relâche sur le terrain depuis plus de 5 ans. La recette de la soirée se destine aussi à l’association Le Pelikan, qui apporte de son côté une aide humanitaire aux populations persécutées ayant dû fuir leur pays d’origine en conflit.

Dans la salle, l’émotion est palpable. Le silence et l’attention du public offrent aux deux musiciens un écrin d’écoute magnifique. Il faut dire que les partitions choisies ont de quoi toucher l’audience. Deux solitudes sont à l’œuvre. D’abord, celle de Joachim Son devant son clavecin rouge. Une petite voix, délicate et murmurante dans un lieu trop vaste. Comme une prière, un appel, dans la profondeur de la nuit. Sous ses doigts agiles, les échos raffinés de pièces de Gérard Pesson, Couperin, Froberger et Rameau frissonnent en gerbe mélancolique. Un rempart de douceur contre la brutalité.

Puis Alexandre Tharaud s’installe au clavier du Yamaha de concert prêté pour l’occasion. A son programme, les immenses Variations Goldberg de Bach. Cette autre voix, posée sur du velours, déploie une arche musicale majestueuse. Protectrice, accueillante, bienveillante et enrobée d’une pédale adoucissante, l’interprétation n’a rien de sec, de dur, d’articulé ou de minéral. Le pianiste imprime à ce monument de la littérature pour clavier une poésie, un lyrisme et une fluidité de lignes magnifiques. Avec un sens aiguisé des résonances harmoniques, tissées comme un choral de voix intérieures. Celles de l’affection.

Article dans le magazine point de vue



Portrait dans le Point (activités politiques)

http://www.lepoint.fr/legislatives/legislatives-joachim-son-forget-le-champion-de-macron-en-suisse-14-06-2017-2135376_3408.php

Touche-à-tout talentueux, le candidat de La République en marche (REM) en Suisse a obtenu 63,5 % des voix au premier tour. En toute simplicité.

DE NOTRE CORRESPONDANT À GENÈVE,

Publié le | Le Point.fr
En Suisse et au Liechtenstein, Joachim Son-Forget a obtenu 63,55 % des suffrages au premier tour des elections legislatives, loin, tres loin, devant la deputee LR sortante, Claudine Schmid (15,68 %).
En Suisse et au Liechtenstein, Joachim Son-Forget a obtenu 63,55 % des suffrages au premier tour des élections législatives, loin, très loin, devant la députée LR sortante, Claudine Schmid (15,68 %). © AFP/ FABRICE COFFRINI

Avant même sa probable élection dimanche prochain, Joachim Son-Forget a déjà été interrogé par la presse économique suisse sur la façon dont il compte s’y prendre pour aplanir les différends fiscaux entre Paris et Berne. « Je vais m’engager pour l’ouverture de discussions bilatérales », annonce-t-il tranquillement au Point. Parfait inconnu il y a encore quelques semaines, ce radiologue de 34 ans, spécialiste du cerveau au centre hospitalier universitaire du canton de Vaud, n’a fait qu’une bouchée des treize autres candidats réclamant les suffrages des Français de Suisse et du Liechtenstein (sixième circonscription des Français de l’étranger). Il a obtenu 63,55 % des suffrages au premier tour, loin, très loin, devant la députée LRsortante, Claudine Schmid (15,68 %), qu’il devra tout de même affronter au second tour dimanche 18 juin en raison d’une très faible participation.

Son histoire rappelle celle de l’ancienne ministre Fleur Pellerin. Joachim Son-Forget est recueilli à l’âge de 3 mois, en juillet 1983, sur le trottoir d’un bidonville de Séoul, en Corée. Ensuite, c’est l’histoire d’un gamin surdoué adopté par un couple de Français. Cela ne lui suffit pas d’étudier la médecine à Dijon, il se plonge dans les sciences cognitives à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm à Paris, tout en travaillant comme brancardier ou encore ouvrier pour payer ses études. Dans le même temps, il se passionne pour le piano et les arts martiaux. En 2008, attiré par l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, le plus grand centre de physique des particules du monde, Joachim Son-Forget débarque en Suisse. Depuis, il a obtenu un doctorat de médecine et un doctorat en neurosciences.

« J’incarne la droite libérale, mais une droite sociale. »

Virtuose de clavecin, le Français de Suisse, passionné de musique ancienne, donne aussi des concerts. Comment réussira-t-il à tout concilier ? « Je ne pense pas que je vais abandonner la musique », répond, amusé, Joachim Son-Forget. Est-ce Emmanuel Macron qui l’a séduit ou est-ce lui qui a conquis le nouveau président ? Dès avril 2016, celui qui est encore ministre de l’Économie lui laisse les clés de son mouvement en Suisse, pays qui accueille 200 000 Français. À l’entendre, il lui a ensuite suffi de monter un réseau de près de 2 000 personnes, et de s’activer. Le candidat explique que le reste a suivi, sous-entendant que les autres candidats n’étaient pas forcément à la hauteur… « Je suis très clair. J’incarne la droite libérale, mais une droite sociale. Des gens de gauche ont aussi voté pour moi. »

Mais la tâche qui l’attend ne sera pas de tout repos. Les Suisses viennent de suspendre l’échange d’informations fiscales avec la France. Cela concerne notamment 45 000 Français soupçonnés de posséder des comptes non déclarés à l’UBS. Le vice-président des libéraux-radicaux (l’un des partis au pouvoir) a même déclaré que « la France n’est pas un partenaire fiable sur les questions fiscales » et qu’elle se comporte comme un « braqueur de banques ».

« Le résilient de la République »

Autre point sensible : la convention entre la Suisse et la France concernant l’impôt sur les successions, devenue très pénalisante pour les Français installés dans la Confédération. Perdu à l’Assemblée nationale au milieu des quelque 400 députés REM attendus, Joachim Son-Forget pourra-t-il faire entendre sa petite musique ? « Je ne me fais pas de souci. La dizaine d’autres députés représentant les Français de l’étranger ira dans le même sens, car les problèmes de double imposition sont souvent très similaires. La double imposition n’est pas juste », assure le chercheur en neurosciences. « Je vais m’engager pour que l’impôt ne soit pas confiscatoire », assure-t-il dans La Tribune de Genève, ajoutant que la Suisse peut inspirer beaucoup de bonnes choses à la France, au niveau notamment de la démocratie participative.

Celui que la presse helvétique a baptisé « le résilient de la République » ne craint-il pas de se retrouver avec autant d’élus semblables, tirant dans la même direction ? « Je vous rassure, nous ne sommes pas des photocopies. J’ai rencontré d’autres candidats de La République en marche, ils ne me ressemblent pas, nous ne sommes pas du tout pareils. » On veut bien le croire.

Article dans l’illustré

http://www.illustre.ch/news/joachim-son-forget-se-bat-pour-les-francais-de-suisse

Mark Henley/Panos Pictures
Pour réussir tout ce qu’il entreprend, Joachim Son-Forget, marié et père de deux enfants, dort 5 heures par nuit. Enfant abandonné, médecin au CHUV, candidat aux législatives françaises, il est aussi claveciniste.

C’est qui, Joachim Son-Forget? Il est, à 34 ans, multiple et surdoué. Il a été placé dans un orphelinat après avoir été abandonné dans la rue, en Corée du Sud, à l’âge de 3 mois. Six mois plus tard, il était adopté par une famille française, les Forget. Il a grandi à la campagne, près de Dijon.

Que fait-il? JSF est médecin radiologue spécialiste du cerveau en Suisse, au CHUV (VD). Il pourra, s’il le souhaite, demander la nationalité suisse dans deux ans. Il est venu vivre ici en 2008. Il est également chercheur en neurosciences à l’EPFL, claveciniste de talent et brillant candidat aux législatives françaises sous la bannière de La République en marche!.

Pourquoi on parle de lui? Il a fait campagne auprès des Français de Suisse, la plus large communauté en dehors de l’Hexagone: 200 000 personnes et 130 000 votants.

Article dans la tribune de Genève du 13 février 2017

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Article dans la tribune de Genève du 11 février 2017

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Article dans le Temps du 11 février 2017

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Article dans le GHI du 8 février 2017

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Article dans le Figaro du 11 février 2017

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Article dans le figaro Magazine du 3 février 2017

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Article dans le Matin du 10 janvier 2017

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Partagé par la page officielle du mouvement politique en marche! d’Emmanuel Macron le 7 février 2017

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Interview pour agendaculturel.com

Concerts à Genève et à Paris au profit des réfugiés syriens Le 31/01/17

Médecin et claveciniste, Joachim Son apporte son aide aux réfugiés syriens en participant à deux concerts importants organisés au bénéfice des populations civiles en détresse. Il raconte sa démarche humanitaire et artistique à l’Agenda Culturel.

Parlez-nous du projet que vous souhaitez soutenir par le biais de la musique.
Nous avons lancé subitement cette idée mi-décembre 2016, une idée folle, un peu soudaine : j’ai écrit un statut Facebook en disant que j’allais donner un concert de clavecin seul, pour ramener des fonds qui iraient aux gens qui souffrent en Syrie, ou d’avoir dû la quitter.
Cette idée avait certes lentement muri pendant quelques mois au contact de collègues et amis syriens de Suisse qui comptaient leurs morts parmi leurs proches restés en Syrie ou déplacés dans les pays voisins.
Grâce à un premier élan de générosité, il a été possible en une semaine, avant Noël, de réunir les fonds pour l’organisation de beaucoup plus gros que ce que j’avais d’abord imaginé. Vous savez le clavecin d’habitude c’est pour une petite audience de 100 à 200 personnes au maximum ; mais les choses se sont emballées, et on a pu envisager un concert au Victoria Hall (1400 places, la salle la plus prestigieuse de Genève), recueillir l’approbation de mon ami Alexandre Tharaud qui a fait de la place dans son agenda tout de suite, puis producteurs, annonceurs, et des personnalités de premier plan se sont lancées dans l’aventure. Deux amis m’ont rejoint très tôt (le jour même de mon statut Facebook ou le lendemain), Nathaniel Bensaïd, promoteur immobilier, et Patrick Messmer, producteur de théâtre. Sans eux, nous n’en serions pas là.

Est-ce votre première expérience musicale au profit de l’humanitaire ?
Non. J’ai pu par le passé aider au Kosovo lors du conflit de 1999 en envoyant les recettes d’un de mes concerts aux réfugiés. Aujourd’hui je parle couramment albanais et suis très impliqué pour ce pays. Je ne sais pas si j’aurai l’occasion d’avoir une histoire similaire en Syrie, mais si je peux modestement récolter assez d’argent pour soigner quelques plaies physiques et morales, je serai déjà satisfait de ce début d’année. Et on refera d’autres évènements si un élan solidaire continue de se créer.

Vous organisez deux concerts à cet effet ? 
Oui, il y aura donc la soirée principale à Genève.
En première partie, aura lieu mon récital où j’interpréterai des pièces de clavecin baroque (XVIIe et XVIIIe siècles) de Couperin, Rameau et Froberger ainsi qu’une pièce du compositeur français contemporain Gérard Pesson, ‘L’emmitouflée’, issue du ‘Tombeau de Rameau’, créé le 17 octobre 2014 à l’auditorium du Louvre à Paris. Il s’agit du premier programme de clavecin solo donné au Victoria Hall depuis de nombreuses années. L’instrument est délicat, son volume moindre que celui du piano. Il faudra prêter l’oreille, et, au deuxième morceau, cela sonnera autant que dans une cathédrale, les seuils auditifs s’adaptent comme la vision au crépuscule.
En seconde partie de soirée, pour la première fois à Genève, le grand pianiste français Alexandre Tharaud interprètera au piano les fameuses variations Goldberg de Bach enregistrées en 2015 chez Erato (Warner classics), succès international fruit d’un long travail préparatoire qui l’a mené à prendre une année sabbatique il y a huit ans, et qui l’a mené en 2015 et 2016 sur les plus grandes scènes du monde entier lors d’une tournée débutée notamment dans la grande salle de la philharmonie de Paris.
A Paris, l’avant-veille de la soirée genevoise, le samedi 11 février à 19h30, je jouerai un plus long programme solo au clavecin dans le cadre plus intime de l’atelier de clavecins von Nagel. Cet atelier de clavecins fondé par Reinhard Von Nagel et William Dowd, a reçu les plus grands clavecinistes du monde ces dernières décennies dans le cadre des ‘Concerts dans les copeaux’ et vu naître leurs instruments, conçus selon les méthodes d’antan.
Tous nos bénéfices seront reversés en intégralité à deux associations : le Pelikan, qui vient au secours des 30.000 réfugiés syriens accueillis par la communauté chrétienne d’El-Kaa au Liban-Nord, et l’UOSSM, responsable de nombreux hôpitaux et de l’aide médicale de premier recours en Syrie au plus proche des populations civiles.

Qu’allez-vous jouer le samedi 11 février à Paris ?
Il y a évidemment les pièces que je jouerai en première partie d’Alexandre le 13 février, mais aussi le temps de quelques pièces complémentaires. Je commencerai par une pièce aux tonalités orientales, ‘L’Emmitouflée’ du compositeur français contemporain Gérard Pesson. Puis, je reviendrai vers un répertoire plus classique du clavecin français du XVIIIe siècle, Rameau, avec sa fameuse gavotte et six doubles, une des pièces difficiles du répertoire pour clavecin. Il y aura aussi des pièces de Couperin et Scarlatti, et surtout des pièces d’un compositeur allemand du XVIIe siècle que j’adore : Froberger, un grand voyageur qui a été certainement missionné par ses mécènes de tâches diplomatiques et musicales à la fois, et a connu dans son tour d’Europe bien des déboires, des hauts et des bas parfois un peu cocasses, à se retrouver tantôt sans le sou, menacé ou battu ci ou là puis à nouveau de retour vers les faveurs des cours des grands du monde. Bach connaissait sa musique et s’en est inspiré. L’ambiance de ce récital sera méditative, propice au lâcher prise plus qu’à la virtuosité tapageuse. Ça nous fera tous du bien de se détendre un peu pour mieux penser pourquoi on sera là ce soir, pour être en meilleure communion avec les gens qui souffrent auxquels nous destinons les fonds que nous recueillerons, je l’espère.

Pourquoi avez-vous choisi le clavecin ? Est-ce votre activité principale ? 
C’est ma deuxième activité principale. J’aime cet instrument par le lien qu’il tisse entre hier et aujourd’hui. Les pièces du répertoire du clavecin ne cessent de vivre plus que jamais aujourd’hui, au clavecin et au piano du reste. Toute la musique de Bach et la musique du jeune Mozart fut écrite pour clavecin. Le toucher est très particulier, il faut être très près de la touche, très souple, c’est un peu comme du tai chi chuan, une invitation au contrôle et à la méditation active. Cette activité me fait du bien, remplit mon cœur et mon esprit. Mon autre activité professionnelle est mon métier de médecin radiologue à l’hôpital universitaire de Lausanne en Suisse, que je pratique avec grande passion également. Enfant et adolescent, j’ai eu le privilège d’avoir beaucoup de temps dédié pour développer mon activité musicale au piano à l’époque, ce qui m’a permis de continuer plus tard les études de médecine et de science et de continuer à jouer. Je continue de penser que c’est important de ne pas isoler la musique, elle doit être là pour se nourrir d’autres activités physiques et intellectuelles, en témoigner, parler des hommes, de leurs mouvements et de leurs émotions. Au temps des lumières, pour les happy few qui pouvaient pratiquer la musique, ils avaient pour coutumes d’étudier les sciences et la philosophie à la fois. C’est quelque chose sur lequel j’essaie d’être intransigeant avec moi-même, garder un peu de cet esprit, dans la mesure du possible, et je pense que ce luxe devrait être accessible au plus grand nombre, c’est une des clés d’une éducation réussie.

Propos recueillis par Zeina Saleh Kayali

Deux concerts : 
.: A Paris, le samedi 11 février, 20 rue Bouvier, 75011 Paris., à 19h30, métro rue des boulets. Entrée libre et 70 places assises, dons sur base volontaire. Réservations obligatoires à billetterie@joachimson.com
.:A Genève le lundi 13 février au Victoria Hall à 20h00

Article dans le magazine Pianiste, 25 janvier 2016, par Camille Arcache, critique musical

A retrouver sur le site de pianiste.fr

http://www.pianiste.fr/011-6459–JE-U-EST-UN-AUTRE.html

Dans le temple de la Fusterie à Genève, le claveciniste Joachim Son offrait, le 16 janvier, la première représentation de son spectacle « Entre (eux) deux ». Un récital mis en scène, dont Jean Rondeau assurait la deuxième partie. Une soirée entre concert et spectacle, clavecin et piano, notes et mots…

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1ère page du site de Pianiste, le 25 janvier 2016

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Emission Magma, Espace 2 (RTS – Radio Télévision Suisse) 8 janvier 2016

Podcast:

rts.ch/…magma/7319897-magma-du-08-01-2016

ou sur itunes:

https://itunes.apple.com/mx/podcast/magma-espace-2/id555293854?l=en

(Chercher « Entre Deux », 8 janvier)

Une soirée musicale multidisciplinaire sur le thème du double et des présences est proposée le samedi 16 janvier 2016 à 20h30 au Temple de la Fusterie à Genève, avec la participation du comédien et danseur franco-coréen Erwan Ha Kyoon Larcher, du claveciniste Jean Rondeau, du claveciniste Joachim Son, du compositeur Brice Catherin, de l’écrivain et journaliste Sebastian Dieguez, et des plasticiens Philippe Ramette et Daniel Will.

Conversation téléphonique avec Jean Rondeau, en présence de l’invité d’Yves Bron, Joachim Son.

Capture d’écran 2016-01-27 à 09.01.12

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 Page de l’espace Fusterie, 27 octobre 2015

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