Guns no Roses

Tir de combat et Art Martial: ma méthode 1FLUX

Avec la méthodologie 1FLUX, j’intègre des techniques et stratégies avancées d’art martial traditionnel japonaises et chinoises, aux techniques de tir de combat et à longue distance en y ajoutant des éléments de stratégie basés sur ma connaissance des sciences cognitives.

La méthodologie 1FLUX est une logique générale pour aborder différents types d’apprentissage et je l’applique à titre personnel dans ma stratégie politique.

Avoir de l’influence sur soi d’abord, puis sur les autres. Influence vient d’influx, du latin influxus, qui étymologiquement désigne « un écoulement, le mouvement de certains fluides qui se répandent dans certains corps ». C’est l’idée qu’irrésistiblement, comme un barrage forcé, ou un bateau qui prend l’eau, certaines idées et concepts puissent irriguer toute ou partie de soi, pour peu qu’on ait choisi une telle évolution. Parfois à ses dépens quand on laisse autrui choisir à sa place, d’autant plus que ses intentions sont nuisibles. Cette méthode est baptisée 1FLUX car elle mélange les courants et symboles, elle demande de l’adaptation, et a pour vertu que vous puissiez tous gagner cette guerre psychologique un peu contre les autres, beaucoup sur vous-mêmes. Enfin, le fait d’utiliser 1 à prononcer « un » est une façon de déjà montrer une subtilité cognitive qui nous oblige à associer déjà dans l’intitulé différentes formes de « décodage » pour extraire du sens. L’écoulement évoqué par le mot influx est en quelque sorte le message que Bruce Lee passait en disant « Be water my friend ».

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Arsenal Firearms Stryk B: le pistolet que j’utilise pour le tir de combat. Plus de détails techniques

Glock 19 gen 4 utilisé pour cette vidéo, avec holsters Kydex sans rétention.

Introduction

Vous pourrez trouver ici des vidéos et/ou photos à visée démonstrative ou pédagogique, ou simpl9mm-luger-pistolet-strykbement là comme mémoire de moments importants ou instructifs dans ma pratique des armes à feu.

En grande partie autodidacte sur le tir à longue distance suivant les méthodes appliquées précédemment pour l’apprentissage de la musique et d’autres disciplines, en revanche, je travaille pour le tir dynamique au fusil d’assault et pistolet avec l’académie Dynamic Evolution Shooting à Genève auprès de laquelle j’ai passé et continue de passer mes qualifications d’instructeur et dont l’instructeur principal possède une expérience opérationnelle rare.

J’y ajoute une touche personnelle issue de la méthode 1FLUX développée par moi au sein de Global Variations et au cours de ma vie passée. Enfin, je travaille à ajouter au tir de combat des éléments de déplacement et de position ainsi que des points de stratégie issus de techniques d’Art Martial chinois et japonais. Si vous voulez recevoir un enseignement pratique, me contacter (voir la fin de la page bio).

Articles à lire

Par Joachim Son:

L’obsession des grades

Par des contributeurs que je recommande:

Article de vulgarisation sur la Vision Rayons X binoculaire (ENGLISH)

Tir de combat et Art Martial: ma méthode 1FLUX

  • Attitude au dégaîné: travail sur la disparitions des pré-signaux (rictus, respiration, mouvements d’anticipation) liés au mouvement de dégaîné en soi. Sur le principe du Iai-jutsu* et du kyu-jutsu*. By the way, le tir à longue distance est une discipline très proche du Iai et du Kyu, également très proche du….golf!
  • Travail sur le mental pour permettra la fluidité du dégaîné: occuper l’espace de travail conscient par d’autres tâches permet de faciliter le mouvement: calcul mental, récitation d’un texte connu par coeur, respiration abdominale, regard périphérique de type enzan no metsuke …)
  • Position au dégaîné: La position au dégaîné est par défaut la position naturelle symétrique. C’est une position considérée comme avancée dans les arts martiaux japonais, car ne permettant pas de déceler une attitude offensive ou défensive. C’est la position qu’utilisait le samurai Musashi. Elle est importante pour travailler un mouvement symétrique, à décomposer depuis le mouvement de pompe au holster du haut vers le bas jusqu’à la viséé et au tir. Elle ne doit pas empêcher de travailler d’autres positions de tir adaptées aux conditions de sol et d’adversité.
  • Exemples de dégaîné dynamique sur sol solide et adhérent: partir de la position kokutsu-dachi** au dégaîné pour passage vers zenkutsu-dachi** en prenant appui dans le sol et utiliser la force de la hanche pour envoyer mouvement de visée en translation vers l’avant et éviter mouvement de cuillère circulaire nuisible à la visée finale. Le mouvement de dégaîné et de tir est similaire à un Gyaku-Zuki** en karate. Travail possible jambe du côté dominant en avant, type Oi-Zuki**.
  • Fa Jin: utilisation du mouvement de fouet de la colonne vertébrale dans le dégaîné pour faciliter le mouvement de pompe de sortie de l’arme pour extraction plus rapide de l’arme de poing du holster, similaire aux attaque des points vitaux utilisant le principe dit Fa Jin en Kung-Fu, explosif, comme l’attaque d’une tête de serpent ou d’un coup d’aile d’animal. Plus pratique sur sol instable ou sur embarcation car le mouvement vient des hanches et ne nécessite pas de déséquilibrer la position par un appui au sol.
  • Habituation: Si quelqu’un est engagé dans une tâche répétitive, il lui est difficile de se désengager vers une action différente, ou en réaction. C’est un avantage à utiliser par exemple dans des séries où on double un tir ou une attaque à un endroit ou avec un rythme particulier, pour soudainement le modifier. Il existe un substrat neuronal à un tel méchanisme puisque des assemblées de neurones vont commencer à décharger de moins en moins face a un stimulus identique répété. Un stimulus différent sera plus saillant, tel que dans les paradigmes auditifs de type oddball.
  • Subitizing: notre capacité à dénombrer de petites quantités dans le même temps, en principe jusqu’à 4. Au delà de 4 items, nous devons prendre du temps pour dénombrer plus d’objets. Cela implique des temps de réactions augmentés. De même l’espacement dans le temps et l’espace d’épisodes visuels ou auditifs, va modifier la façon dont ils sont perçus: globalement avec un traitement parallèle de l’information, n’entraînant pas de retard qu’on ait 1 ou 4 cibles à traiter; ou un par un, avec un traitement sériel, correspondant à différents épisodes conscients successifs, comme les wagons d’un train, entrecoupés.

Concept de Fa Jin dans cette version martiale de la 1ère partie de la forme longue de Tai Ji Quan de style Yang.

Des mouvements lents de la colonne de Qi Gong de kung fu de grue blanche sont visibles ici. Leur utilisation est intéressante pour des exercices de santé, mais pratiqués à pleine vitesse, on rajoute la dynamique de la colonne vertébrale comme élément de vitesse pour des mouvements des membres supérieurs.

On peut retrouver également dans cette forme avancée de Kung Fu de grue blanche les mouvements de colonne qui initient les mouvements de fouet des mains et donnent leur efficacité à l’impact, non via la force mais via la vitesse selon le principe de croissance de l’énergie cinétique au carré de la vitesse et seulement selon un coefficient de la moitié de la masse. => cela au passage invite à travailler pour le tir non pas les fibres de type I mais les fibres de type II de vitesse! => travailler en fractionné et sur des mouvements rapides et non sur des mouvements de charge lents et pour faire du volume. Par ailleurs, de retour d’expérience entendus les soldats body-buildés ont souvent des problèmes à venir à bout des parcours commandos où les chats maigres ont souvent l’avantage.

  • Position pour tir speed-rock: La position que je privilégie vient de la position de grue blanche le pied faible en avant, légèrement rentré vers l’avant, genoux légèrement fléchis pour protéger les partie à distance de corps à corps. Permet le dégaîné pour tir avec drill de type speed-rock. Plus de stabilité qu’une position genoux tendus pieds vers l’avant. Si l’adversaire maintient votre pied sous le sien et pousse, vous êtes déséquilibrés immédiatement.
  • Garder son centre et attaquer le centre: C’est un principe présent dans de nombreux styles asiatiques. Il est applicable en tir de combat également où un déséquilibre peut signifier une perte de temps importante voire une chute. Les zones vitales principales du corps humain se situent sur la ligne médiane, qu’elles soient neurologiques ou vasculaires.
  • Modestie: En avoir beaucoup sur les techniques de parade d’une attaque par arme à feu ou par arme blanche à courte distance. Les temps de réaction minimums trouvent leur limites dans la physiologie du cerveau humain et du temps pris pour être conscient d’un événement extérieur ou y réagir. Il est irréaliste de réagir en moins de 300 ms. Il s’agit donc d’être dans une position limitant d’emblée en cas de menace potentielle d’être touché sur une zone vitale, si possible, et d’entraîner au maximum ses temps de dégaîné en open carry comme en concealed carry et de les descendre raisonnablement en dessous de la seconde de manière systématique. Ce principe de bon sens est l’inverse de l’effet Dunning-Kruger, qui donne un excès de confiance aux personnes incompétentes pour s’exprimer sur un sujet ou leur fait penser qu’elle excellent alors qu’il n’en est rien. Un grand classique dans le milieu des armes à feu, où les sentiments de supériorité et les handicaps métacognitifs similaires sont légion.
  • Grip: il doit être solide pour éviter les mouvements de crochet sur la queue de détente et les tirs trop bas, dont l’erreur est évidemment cumulative avec la distance de tir. Néanmoins, pour permettre une bonne vélocité du mouvement jusqu’à la position en cible, ne serrer le grip définitivement et fermement que sur la fin du mouvement pendant le mouvement de visée, qui est le temps non compressible du geste de tir. Ce dernier peut néanmoins être débuté dès la translation du pistolet vers l’avant au moment de la jonction entre main forte et main faible et permet de gagner à nouveau quelques centaines de millisecondes. La rencontre main forte main faible permet un mouvement de translation net vers l’avant et donc de visée efficace pendant le mouvement mais le tout s’immobilise sur la fin avec le verrouillage des coudes et des épaules minimisant le recul. Bien ressentir la pression de l’éminence thénar sur le pistolet, ce maintien compensera d’éventuelles erreurs de précipitation sur la queue de détente avec votre index droit. Si vos étuis sont éjectés vers l’arrière ou sur vous et non vers le côté, votre position de fin de tir n’est pas correcte car le recul mal absorbé et votre muzzle flip trop important.
  • Tir instinctif 2 yeux ouverts: Beaucoup a été dit sur oeil dominant, oeil non dominant. La 1ère chose est qu’on peut tout à fait entraîner son oeil non dominant. Je suis droitier mais mon oeil dominant est le gauche. Je tire tout de même avec l’oeil droit comme oeil directeur. Je privilégie pour les cibles de courte distance le tir avec les deux yeux ouverts, tir instinctif faisant disparaître l’arme à bout de bras, ce qui permet aisément y compris le tir avec un objet obstruant les organes de visée tels qu’un réducteur de son. Faites l’expérience, tendez votre poing devant vous et essayer de regarder quelque chose situé en arrière de celui-ci avec les deux yeux ouverts. Magie! Ca marche… Vous référer à l’explication scientifique sur l’item Visions Rayons X du psychologue évolutionniste Mark Changizi sur ma page Cognitive Tricks & Skills. Cette capacité est héritée de l’évolution humaine et à disposition des animaux ayant évolué dans des environnements feuillus pour voir à travers les branchages et est hautement dépendante de l’espacement des yeux existant chez l’homo sapiens sapiens.
  • Tir de combat visée holographique point rouge 2 yeux ouverts: pour la même raison, c’est l’attitude pour le tir en environnement confiné dit CQB pour avoir conscience de l’environnement, tirer avantage de la vision périphérique dite Enzan No Metsuke (psychologiques et visuels), et elle est permise par les mêmes raisons que celles expliquées à l’article ci-dessus. La fusion stéréoscopique réalisée permet même d’occlure une lunette avec un réticule lumineux, et l’oeil gauche verra la cible et fusionnera par-dessus l’image du réticule de l’oeil droit, quand bien même celui-ci ne voit effectivement plus la cible. Tir au but assuré, tout en faisant disparaître le reflet de la lunette, pouvant être catastrophique dans une mission de reconnaissance et de neutralisation de cible à longue ou moyenne distance (repérage par sentinelles, risque de tir d’artillerie en retour, …)
  • Regard de la bécasse: on n’y arrive pas tout à fait, car la vision de l’être humain n’est pas à 360 degrés comme l’oiseau en question, mais pas non plus tout à fait à 180 degrés. Cependant, toujours en utilisant le regard périphérique il est possible de regarder ce qui se passe derrière soi vers le bas ou le haut en penchant légèrement la tête respectivement vers le bas ou vers le haut pour élargir le champ de vision périphérique. Utile pour identification d’hostile avant réaction, avec le moins de pré-signal d’inquiétude préalable avant rotation, dégaîné pendant rotation, confirmation de cible, et tir.
  • Choc direct avec l’arme de poing ou arme longue sans baïonnette: Pour l’arme longue la baïonnette était l’équipement royal du fantassin. Avant le corps à corps vous avez la possibilité d’engager un adversaire. La hallebarde était au moyen âge européen et japonais l’arme par excellence du soldat de base non entraîné, ou permettait de l’entraîner rapidement. Aujourd’hui des alternatives existent notamment pour briser une vitre ou enfoncer une porte sans risque d’endommage directement le canon de l’arme ou le boucher avec des corps étrangers (Risque gravissime pour le tireur… raison pour laquelle on vous demande de vérifier l’intérieur de vos canons au permis de chasse….), tels que le bi-pied accu-tac avec la possibilité d’y ajouter des pointes métalliques et de le diriger vers l’avant dépassant l’extrémité du canon. En corps à corps, votre arme de poing aura déjà l’avantage psychologique de déstabilisation si vous êtes le seul à en posséder une et à l’avoir dégaînée par surprise. Si vous êtes en mesure d’assurer une réponse proportionnelle, il peut être utile non pas de faire feu mais d’utiliser celle-ci comme arme contondante. Les mêmes principes que le combat à main nue ou avec armes blanches s’appliquent mais le maintien de l’arme doit être travaillé pour ne pas se blesser dans l’utilisation de l’arme à cette fin. Un mouvement de translation comme dans la 2ème partie du dégaîné de combat doit être privilégié, avec une bonne trigger discipline (Doigt sur le pontet).
  • En cas de coups directs avec l’arme comme objet contondant: REPETER les coups plusieurs fois. C’est un enseignement donné à haut niveau dans les arts martiaux traditionnels et appliqué empiriquement en boxe, MMA, et central en Krav-Maga.
  • Tirs et dégaînés main faible et travail « à l’envers »: le travail de retour au holster est fondamental. Le travail du geste à l’envers du dégaîné est extrêmement instructif pour progresser sur le dégaîné en soi. L’utilisation de l’arme main faible doit être un automatisme. Au départ, le mouvement de grip s’emmêle avec les habitudes main forte, comme dans les exercices asymétriques que pratiquent les batteurs ou dans les jeux d’enfants où une main doit faire un mouvement différent de l’autre.
  • Travailler les mouvements asymétriques: les gestes complexes de passage de l’arme longue à l’arme accessoire et vice-versa, les croisements entre équipiers avançant en colonne, ces gestes doivent être certes pratiqués mais des gestes simples de mouvements asymétriques complexes doivent être pratiqués à titre individuel pour prendre conscience de la difficulté de désengager une habitude. Une fois le geste acquis, en changer et en inventer un autre.
  • Tirs en déplacement latéral: pour un droitier le déplacement en translation de gauche à droite avec tirs en cible vers l’avant est possible en grip de combat à 2 mains. Le tir de droite vers la gauche est beaucoup plus complexe. Possibilité dans ce dernier cas de tirer avec une main, tilt léger de l’arme en yaw à 10h-11h pour absorber le recul.
  • Tir en corps-à-corps: ne pas perdre contact avec l’adversaire! La dimension contact est importante également pour le dégaîné par la composante épicritique et proprioceptive. Dans les réactions d’un individu, garder le contact avec lui par la main, arme, autre, l’immobilise mentalement (la technique qu’Henry Plée appelait le « gel mental ») pendant un temps très long permettant une réaction adéquate, coup, luxation, ou tir. Le contexte est similaire avec celui des chi sao, ou mains collantes du Tai Ji Quan ou du Wing Chun.

Exemple à 22min20 de la façon de garder le contact en kung-fu de grue blanche avec le principe de « mother and son » une main ouvre, l’autre attaque. Le contact est gardé en permanence pour maintenir l’effet de paralysie mentale momentanée.

 

  • Décider au dernier moment: Mentalement s’entraîner à décider le tir au tout dernier moment. Un tireur entraîné doit être capable d’avorter le tir en dernière minute. Ne jamais s’engager pour un tir certain dès le dégaîné: 1. la visualisation du tir ne permet pas de décomposer le geste de dégaîné, l’escamote et fait risque un mouvement de cuiller. 2. l’adversaire entraîné à décider au dernier moment peut corriger son action. Un geste engagé mentalement trop tôt n’est pas modifiable, ni en trajectoire ni en exécution.
  • Exagérer les mouvements à l’entraînement: les réduire ensuite vers plus de sobriété. Jamais l’inverse.
  • Répétition.. mais pas de n’importe quoi: seule la répétition permet l’exécution juste. La répétition du mouvement correct. Une répétition d’un mouvement inexact va entraîner le mouvement inexact. Cela paraît idiot, mais c’est une réalité grave. Des gens répètent pendant des années un geste inexact puis font valoir l’argument d’autorité de leur grande expérience. Pas de bol, ils sont partis dans la mauvaise direction.
  • Laisser digérer par le repos et le sommeil: Certains gestes répétés ne vont être débloqués que soudainement après une bonne nuit de sommeil ou une semaine d’arrêt d’un geste répété mais qui ne passe pas malgré tout. Pendant le repos, vos synapses continuent de pousser, créant de nouvelles connections entre vos neurones, développant de nouveaux circuits initiés par le travail d’un nouveau geste. Cela prend un temps non compressible.
  • Viser les zones vitales… ou non: tout dépend de l’objectif recherché. C’est un apprentissage nécessitant de connaître l’anatomie ou du moins ses bases. Cela prend du temps. Je suis toujours surpris par les tireurs chasseurs voulant des calibres de plus en plus gros en fonction de la taille de l’animal. Ce n’est pas l’attitude à avoir. Le calibre n’a d’intérêt que pour la distance ou pour éviter de traverser un adversaire et de toucher des cibles collatérales comme avec les balles blindées… et l’aspect expansif des munitions est aussi un peu là pour garantir la tolérance à la mauvaise précision du tireur, avouons-le! C’est un apprentissage que j’ai fait via la médecine et mon expérience en neuro-imagerie ainsi qu’avec les enseignements d’Henry Plée issus de ses connaissances de Kyushu et de Kuatsu (l’art de toucher les points vitaux et l’art de réanimer), eux-mêmes testés sur des prisonniers de guerre par les Japonais pendant la 2ème guerre mondiale. L’application aux armes à feu est un peu différente qu’à main nue car la cinétique et la projection à travers le corps change les repères. Néanmoins, les bases sont similaires. L’avantage est qu’une cible bi-pède a un grand axe cranio-caudal et tolère les erreurs de tir de crochetage en shiftant les lésions vers le bas quand les cibles sont au visage, en les déplaçant vers le gilet le cas échéant. La zone vitale connue des forces armées et policiers est celle dans le triangle entre les yeux et le nez permettant de toucher le tronc cérébral et de décérébrer soudainement. Selon le niveau de choc néanmoins, la réaction peut être un enroulement et grasping et donc des tirs accidentels et pas forcément un relâchement soudain. Ces variations sont à connaître. De même, une lésion vasculaire même d’un tronc artériel majeur, n’entraîne pas un décès immédiat et permet à l’adversaire d’effectuer des tirs de riposte.

* respectivement technique de dégaîner le sabre et technique du tir à l’arc japonais; j’utilise volontairement la référence à un jutsu et non à un do, pour me référer à la pratique avant le raffinement lié à une pratique faisant disparaître le réalisme au profit d’une philosophie d’inspiration taoïste, comme ce fut le cas pour le jiu-jutsu –> judo, karate-jutsu –> karate-do; aiki-jutsu –> aikido etc….)

**vous référer à google pour des illustrations. Je rajouterai sous peu des illustrations personnelles, photos et vidéos.

 

Séances d’essai de matériel et entraînement

 

Vidéos incluant des souvenirs de pratique de kung fu du long poing et de Tang Lang anciens et quelques exercices récents de dégaîné. A mettre en perspective avec les principes décrits ci-dessus, au delà des clins d’oeil et traits d’humour 😉

 

Tir Carmel 5.56 NATO, full auto, Essais IWI.

Negev light machine gun, 5.56 & 7.62 NATO, essais IWI

 

Dry shooting training, arsenal strykB 9mm. Je recommande de tester toutes les options exposées de ma méthode 1FLUX ci-dessus, pour la partie dédiée au tir, à domicile en prenant toutes les précautions nécessaires eu égard aux 4 règles de sécurité. La plupart des exercices peuvent être travaillés sans dépenser la moindre cartouche au préalable…

 

Extrait de l’émission strip-tease sur RMC Story, 27 juillet 2019, Swiss Guns Center, Genève.

 

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Photos de la compétition de TLD Prince of 1 Mile de Caylus, l’équipe de DESA arrive 13/61 et 9e des gros calibres. Matériel: B&T APR338 en 338 lapua magnum, munitions manufacturées Sellier Bellot 250gr, lunette Kahles k624i 6-24×56, reticule et tourelles mildot, calculateur Applied Ballistics, custom bullet drop coefficient, télémètre Leica B2700.

 

 

Entrainement TLD, Domaine de Raboulet, Langeac, 1ers essais à 1800m.

Tirs en semi-automatique avec ma plate forme AR 15 DPMS customisée avec bloc détente geissele 2 stages et garde-main geissele mk14 13 », frein de bouche et silencieux BT, bi-pied accutac, levier de chargement Phase 5, lampe tactique avec montage magpul, visée holographique point rouge EOTech et grossisseur 3x. Le bloc détente permet des reset très rapides pour les tirs répétés. Transition arme de poing StrykB en déplacement. Le bi-pied peut-être replié vers l’arrière ou vers l’avant, et utilisé comme poignée de maintien de l’arme comme avec la mitrailleuse légère Negev (voir ci-dessus).

un de mes deux strykB